Les crimes militaires des SS
— Le massacre d'une centaine de prisonniers au Paradis en 1940, pendant la bataille de Flandre par un élé ment de la « SS Totenkopfdivision ». Les dirigeants de la SS réussirent à étouffer le procès qu'avait entrepris la Wehrmacht.
— Exécution de prisonniers soviétiques, mépris des civils et des biens dans la guerre à l'Est : en particulier en 1942, la Leibstandarte fusilla pendant trois jours tous les prisonniers faits sur le champ de bataille, après avoir trouvé les cadavres de six de ses hommes torturés et tués par la G.P.U.
Exécution de 600 Juifs de Galicie par la SS Wiking en représailles contre les cruautés des Soviets.
— Destructions de villages en Yougoslavie, tortures et exécutions de partisans yougoslaves par la SS division Prinz Eugen.
— Assistance apportée à la police pour des opérations antijuives en Pologne et en Russie : ainsi, une compagnie de la « Das Reich » aida une équipe spéciale d'extermination à fusiller 920 Juifs près de Minsk.
— Participation à la liquidation du ghetto de Varsovie sous les ordres du chef de la police de Varsovie.
— Répression impitoyable des populations russes suspectes d'aider les partisans.
— En 1944 participation de la 16° SSPanzergrenadierdivision « Reichsführer SS » à des représailles contre des partisans antifascistes italiens.
— En 1944 pendaison à Tulle par des éléments de la division Das Reich, de 99 otages pour répondre à une action des partisans.
Massacre de la population d'Oradoursur-Glane (642 personnes) par une compagnie de la « Das Reich » (régiment « Der Führer).
— En 1944 en Grèce, cruelles représailles exercées par la SS « Polizei »
après qu'un de ses convois fût tombé dans une embuscade tendue par les maquisards grecs.
— En 1944: meurtre de 64 prisonniers canadiens et anglais en Normandie par un élément de la « HitlerJugend ».
Un tribunal canadien condamna à mort le général Kurt Meyer. La peine fut commuée. Meyer a été libéré le 5 septembre 1954.
— Le 17 décembre 1944 à Malmédy dans les Ardennes, meurtre de 71 prisonniers de guerre américains par un détachement blindé de « la Leibstandarte » commandé par le SS Peiper. Pour ce fait les Américains ont traduit devant un tribunal siégeant à Dachau, les généraux Peiper, Krâmer, commandant le 1°' SS Panzerkorps, Sepp Dietrich, commandant la 6° Panzer-armée, Priess, commandant la Leibstandarte et 69 subordonnés. 23 furent condamnés à mort et 23 à la prison perpétuelle. Les condamnations à mort furent toutes commuées. Les derniers coupables ont été libérés en 1956.
— Dans les derniers jours de la guerre,
jugements et exécutions de civils et de soldats allemands pour défaitisme
ou lâcheté, notamment par le SS
Gruppenführer Max Simon (libéré par
les Anglais en 1955, jugé et acquitté
en 1956 par un tribunal allemand).
La défense des apologistes
Les apologistes sont ici moins à l'aise. D'une façon générale ils invoquent le caractère impitoyable de la guerre à l'Est. Des deux côtés on exécutait couramment les prisonniers. Au point que les SS se suicidaient parfois plutôt que de tomber dans les mains des Russes. La Wehrmacht comme la Waffen SS a tué des prisonniers.