Conversations nazies après la nuit de cristal
Goebbels : « ... Dans presque toutes les villes allemandes, les synagogues ont été incendiées. On peut utiliser des manières les plus diverses les terrains sur lesquels elles se trouvaient. Certaines villes veulent en faire des jardins, d'autres veulent y construire. »
Goering : « Combien de synagogues ont été incendiées ? »
Heydrich : « 101 synagogues ont été incendiées, 76 ont été démolies, 7 500 commerces ont été détruits. »
Goebbels : « Je suis d'avis que cela nous donne l'occasion de dissoudre les' synagogues. Toutes celles qui ne sont pas entièrement intactes doivent être démolies par les Juifs eux-mêmes. Les Juifs doivent payer ce travail. Ici à Berlin, ils y sont prêts. Les synagogues incendiées à Berlin seront rasées par les soins des Juifs. Ce devrait devenir le principe directeur pour le Réich en son entier.
« De plus, j'estime nécessaire de publier une ordonnance interdisant aux Juifs de fréquenter les théâtres, les cinémas et les cirques allemands. La situation actuelle nous le permet. Les théâtres sont remplis de toute manière ; c'est à peine si on y trouve de la place. Je suis d'avis qu'il n'est pas possible de permettre aux Juifs de s'asseoir aux côtés des Allemands dans les salles. Par la suite on pourrait peut-être mettre à leur disposition un ou deux cinémas, où ils présenteraient des films juifs. Mais ils n'ont rien à chercher dans les théâtres allemands.
« De plus, il faut qu'ils disparaissent partout de la circulation publique, car ils exercent un effet provocateur. Il est par exemple encore possible aujourd'hui qu'un Juif utilise le même compartiment de wagon-lit qu'un Allemand. Une ordonnance devrait être publiée par le ministre des Communications, introduisant des compartiments pour les Juifs, qui ne seraient mis à leur disposition que lorsque tous les Allemands sont assis, et sans qu'ils puissent se mélanger à eux. S'il n'y a pas assez de place, ils doivent rester debout dans le couloir. »
Goering : « Je trouve plus raisonnable de leur donner des compartiments spéciaux. »
Goebbels : « Pas quand le train est rempli. »
Goering : « Un moment ! Il n'y aura qu'un seul compartiment juif. S'il est rempli, les autres Juifs doivent rester chez eux. »
Goebbels : « Et si, mettons dans le rapide de Munich, il n'y a pas assez de Juifs : il y a deux Juifs dans le train, et les autres compartiments sont remplis. Ces deux Juifs ont alors un compartiment spécial à eux deux. Il faut donc dire : les Juifs ne peuvent s'asseoir que lorsque tous les Allemands sont assis. »
Goering : « Ce n'est pas la peine de le dire expressément. Si vraiment le train est rempli comme vous le dites, croyez-moi, je n'ai pas besoin d'une loi. Le Juif sera f... à la porte, il n'aura qu'à s'asseoir tout seul dans les ch... pendant tout le voyage. »
Goebbels : « Une autre ordonnance
doit interdire aux Juifs la visite des villes d'eaux, plages et stations estivales allemandes... Je me demande s'il n'est pas nécessaire d'interdire aux Juifs l'accès de la forêt allemande [...] »
Goering : « Bien, nous mettrons à la disposition des Juifs une certaine partie de la forêt. On prendra soin d'y faire venir les différents animaux qui ressemblent bougrement aux Juifs, le cerf a également un nez bien crochu. »
Goebbels : « Ensuite, il ne faut pas que les Juifs puissent se pavaner dans les jardins allemands. A ce propos, je signale la propagande chuchotée des Juives dans les jardins du Fehrbelliner Platz. Il existe des Juifs qui n'ont pas tellement l'air juif. Ils s'assoient à côté des mères allemandes et des enfants allemands et commencent à rouspéter et à empester l'atmosphère. »
Goering : « Ils ne disent pas du tout qu'ils sont Juifs. »
Goebbels : « J'y vois un danger tout particulièrement grave. J'estime nécessaire de mettre à la disposition des Juifs certains squares — sûrement pas les plus beaux — et de dire : les Juifs ont le droit de s'asseoir sur ces bancs. Ceux-ci sont marqués d'une manière spéciale. Il est écrit dessus : pour les Juifs seulement ! Autrement ils n'ont rien à chercher dans les jardins allemands.
« Finalement il faut s'occuper de ceci : il se présente aujourd'hui encore des cas où les enfants juifs vont dans les écoles allemandes. J'estime qu'il est impossible que mon garçon soit assis à côté d'un Juif dans un lycée allemand et se voie enseigner l'histoire allemande. Il est absolument indispensable d'éloigner les Juifs des écoles allemandes, et de les laisser se charger eux-mêmes d'élever dans leurs communautés leurs enfants. »