Combattant et témoin, Marek Edelman se souvient : « Les gens brûlaient dans un silence terrifiant interrompu seulement par le crépitement du feu et rarement par un cri de désespoir (...). Du haut des maisons, véritables torches vivantes, ils se lançaient dans le vide. »
Un océan de flamme
Après cinq jours de combat, Stroop reçoit d'Himmler l'ordre de nettoyer coûte que coûte le ghetto. Cette fois le général décide la destruction totale de chaque îlot par le feu. Lance-flammes et bombes incendiaires entrent alors en action. Pour les défenseurs, comme pour les non-combattants, la situation devient atroce. Des malheureux sautent par les fenêtres pour ne pas être grillés vifs et s'écrasent sur le sol. Certains tentent de descendre en se servant de draps de lit noués bout à bout, mais lorsqu'ils arrivent en bas ils se font mitrailler par les nazis. Les survivants, blessés ou non, sont fusillés ou embarqués de force pour Treblinka.
« Le ghetto est un immense océan de flammes », écrit .Stroop le 25 avril. Et le lendemain : « Au cours des opérations d'aujourd'hui de nouvelles maisons ont été brûlées. C'est l'unique moyen de faire sortir à la surface ces canailles, cette sale race. »
Brûlés vifs
L'une après l'autre, les usines étaient systématiquement évacuées et incendiées. La plupart du temps, les juifs émergeaient alors de leurs cachettes et de leurs abris. Parfois, ils restaient dans les immeubles en flammes jusqu'à ce que, à cause de la chaleur et de peur d'être brûlés vifs, ils préférassent sauter des étages supérieurs après avoir lancé des matelas et autres objets capitonnés sur la chaussée du haut des bâtiments en feu. Les os rompus, ils essayaient encore de ramper de l'autre côté de la rue vers des groupes d'immeubles pas encore incendiés ou qui ne brûlaient qu'en partie.
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ghetto juif en feu
Juifs brûlés vifs
revoltes
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Immeubles du ghetto Juif détruits par le feu et explosifs

De véritables torches vivantes